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Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Venez poster vos fanarts de l'univers JdG !

Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 16 Sep 2016, 18:21

Bonjour à tous.

Edit : j'ai été malade la semaine dernière, sans parler du coup de moins bien avant. Je suis de retour pour la suite.

Je ne sais pas si vous connaissez ou suivez Aventures, le jeu de rôle émission sur le bazar du grenier.
Étant amoureux de l'écriture et des mots, mais ne réussissant pas encore à finir mes débuts d'écrits, j'ai pris le pari fou ce mercredi à 23h de regarder à nouveau les premiers épisodes de la première saison et d'en faire un écrit.

Ce projet expérimental est partagé dans le but d'obtenir des critiques de votre part.
Si je publie ici ce texte, c'est uniquement pour qu'il soit à la disposition des protagonistes de l'histoire originale et qu'ils puissent la transmettre aux autres (et surtout parce que je ne sais pas où la publier).

Je vous souhaite une bonne lecture :

Prologue


Dans un endroit éthéré, sans terre, air ou mer, se trouvait une silhouette enfermée dans une bulle. Encapuchonnée, elle observait dans un cercle non naturel les faits et gestes de quatre individus.
Sa langue lécha ses lèvres : "qu'allez vous faire, mes enfants", demanda-t-il d'un ton moqueur, un rictus déformant son visage tout en agitant ses mains.
____

Le paladin Théo Silverberg avançait dans le couloir sombre. Il était plus précisément paladin-inquisiteur du temple de la lumière, chargé de garder un œil l'homme qui le suivait en biais, B.O.B. - pour ses amis et conquêtes intimes uniquement. Officiellement Barnabé Octavius Balthazar... ou l'inverse, Balthazar... bref. Accessoirement, celui-ci est pyromage, demi-diable et bon compagnon de beuverie.
J'oubliais, devant lui et à gauche de Théo se tient un muret solide, Grünlek von Krayn. Même si son nom sonne noble pour vous, ses origines restent floues. Si ça se prouve, il vient juste de la cité naine "Krayn". Il est plutôt à moitié nain, son bras droit étant fait d'un métal bizarre : ces technologies naines craigne tout de même.
Et en fin, l'archer, Shinddah Kory. Un mec introverti, tireur d'élite mais il craint plus que le nain, si vous voulez mon avis. Il fait peur aux enfants, mais tombe dans tous les puits desquels ils s'approchent trop. Son amour de l'eau peut-être ?
____

Bob entra dans la salle de droite.
Contre toute attente, il lança un sort de flamme vers le fond de la pièce. Ceux-ci ne virent que les restes d'un troll se tordant dans les flammes.
Théo demanda : "t'aurais pu lui parler ou fuir ?"
- C'est un troll et y avait personne entre nous.
- Pas faux...
____

La Manipulation d'Enoch

Livre 1 - Chapitre 1 - L'inconnue


La Forêt d'Émeraude. Une forêt ancienne du Cratère, tirant son nom des effets de la rosée scintillante à l'aube sur l'océan émeraude des feuillages.
Elle servait de lieu de passage mais rarement de repos. Légendes et mythes assombrissaient aux yeux des voyageurs la beauté environnante.

La nuit tombait. Un groupe de quatre voyageurs fut surpris par la nuit. Ils décidèrent de monter leur camp.

Le feu illuminait la mine sombre de quatre individus : un nain et trois humanoïdes. Ceux-ci entouraient ou assistaient une jeune femme blessée et fiévreuse qu'ils venaient de trouver.
L'homme en armure, apparemment un paladin, l'avait ramené quelques temps auparavant au camp en inspectant les alentours. Ses yeux expérimentés recherchaient la menace, mais il était partagé entre son envie d'aider l'inconnu et son devoir de garder ses compagnons.
Il s'agenouilla finalement auprès de l'inconnue et en appela à ses pouvoirs de guérisons... qui ne fonctionnèrent pas à leur grande surprise.
- Mon pouvoir est inefficace, confia-t-il à ses compagnons. Bob ? interrogea-t-il en reculant.
- Bien que tes pouvoirs soient efficaces face aux plaies, il ne peut rien pour les maladies, poisons et autres infections, voire... erm.
- Malédiction ? Suggéra le nain.
- Merci. Merci, Grünlek. Là, ça devient plus tendu et ça relève plutôt de mes compétences...
- C'était juste pour me la péter que j'ai utilisé mon pouvoir, interjecta le paladin.
- Tu fais bien, tu fais bien.
Le groupe rigola.
- Par contre, pendant que je ferais mon diagnostique, Shin, Grün, pourriez-vous fouiller ses affaires ? Nous devrions savoir à qui nous avons à faire.
- Mais qu'est-ce-que c'est que ces ordres ? On est pas des laquais pendant que tu tripouilles son corps, s'insurgea Shin l'archer, finissant sur un ricanement
- Mais non... c'est pas ça, c'est une question de compétences, vous êtes plus doué pour fouiller les choses, trouver des informations importantes, afin qu'elle ne nous cache rien qui pourrait nous être néfaste.
- Et moi, je vais tous vous surveiller, décréta la paladin.
- La menace rôde peut-être encore dans le coin, Théo, ce serait mieux que tu surveilles les alentours, demanda Bob.
Shin se mit à fouiller les affaires de la femme, tandis que Grünlek mit de l'eau à chauffer, sortant des herbes de sa poche. Encore sa manie des tisanes, pensa Bob.
Cela faisait deux heures que le paladin l'avait trouvé, le temps pressait.
Le paladin récita quelques mots et son armure se mit à luire, éclairant les deux mètres autour de lui.

Théo s'engagea d'abord sur la route, avant de très vite bifurquer dans la direction où il avait trouvé la femme.
Dans la zone où il avait ramasser l'inconnue, le paladin repéra des morceaux de parchemins au sol. Les lettres ésotériques l'empêchèrent de déchiffrer, et il choisit sans plus attendre de ramasser le maximum de morceau avant de rentrer au camp.

Bob débuta l'inspection corporelle de l'inconnue, une jeune elfe en toute apparence, et n'écoutant que sa conscience professionnelle l'observa, ignorant toute dignité morale qui l'empêcherait de trouver une cause extérieure du mal.
Sa main pris la température de l'elfe, savourant au passage la pureté de la peau de cette belle inconnue.
Vêtue de vêtement simple au premier abord, Bob caressa l'idée qu'elle devait être une druidesse, comparant la négligence de sa tenue à la sienne.
L'odeur de plantes émanant de la peau de la jeune elfe, sans oublier sa qualité, confirma ses pensées.
Sa fièvre n'ayant pas baissée face au pouvoir de Théo, Bob s'inquiéta de la nature magique du mal qui faisait délirer la druidesse.
En effet, les druides se lient à différentes plantes ou créatures et l'échange sensoriel fonctionne autant en bien qu'en mal.

Quant à Shin, il observa l'épée de l'inconnue : une épée simple, la lame d'un seul tenant, le métal pur et gondolé. Une épée qui aurait pu aussi bien être remplacée par une dague.
Cependant, certains ornements de l'épée rappelait à Shin les symboles du respect à porter à la nature.
Il se sentit soudainement bien plus concerné par cette inconnue.
Celle-ci se retourna et posa sa main sur la garde de l'épée, couvrant également celle de Shin au passage. Celui-ci lui serra la main par compassion.
Grünlek s'approcha alors avec une tisane bien chaude entre les mains.
- Redressez-la, qu'elle puisse boire.
Les trois compères s'exécutèrent, et finalement, la jeune sembla s'apaiser malgré la fièvre qui courait dans son corps.
- Elle devrait reprendre conscience à l'aube, les amis, estima Bob.

Ceux-ci n'avait plus qu'à attendre le retour de Théo.


Chapitre 2 - l'araignée dans l'ombre


Théo revint au campement, et Bob se porta à sa rencontre :
- Qu'as-tu trouvé ?
- Des morceaux de parchemins. Ce devrait être intéressant...
Théo se mit soudainement à hurler et à tourner en tentant d'attraper quelque-chose dans son dos.
Ses compagnons sidérés remarquèrent alors une araignée couvrant le dos de leur compagnon.
- Brûles-la !!!
- T'es fou, je peux pas te tuer !!!
Grünlek bondit alors, saisissant le corps de l'araignée avec son bras métallique, et l'arracha du dos de Théo. Celui-ci hurla alors qu'un morceau de chair accompagna les mandibules qui le tenait et une gerbe de sang éclaboussa l'armure de lumière.
Le nain tenait l'arachnide au sol alors que Théo s'effondrait, un genou au sol.
- Bob, cautérises Théo.
- Je me soignerais, hurla Théo !
L'arachnide se débattit violemment et malgré les chocs infligés par le nain qui tentait de l'écraser au sol, elle échappa de son emprise, se jetant sur le pyromage.
Celui-ci fit un bon en arrière, hurlant :
- Gèle cette saloperie, Shin !
Un bruit de cristallisation, suivit d'un claquement puis d'un sifflement lui répondirent. Une flèche cristalline traversa sa robe de très belle facture avant de clouer au sol le monstre à 8 pattes.
Elle s'agita, tenta de frapper le nain d'une patte griffue qui s'esquiva.
Une lumière jailli des mains du paladin, et celui-ci se releva, se tournant vers sa proie.
Le nain se rapprocha de l'araignée et tenta de l'écraser, mais tous deux se retrouvèrent nez à mandibules. Le nain frissonna.
- Fils de puUute !
Le paladin abattit son épée et sectionna quatre pattes à l'araignée, la dégageant de la flèche qui la clouait au sol.
Le pyromage tandis son bâton en direction de la créature. Mais seule une langue de flamme sortie, mais accaparé par le trou de sa robe, il rata de peu.
Rageant, il redressa la trajectoire de ses flammes qui enveloppèrent la créature qui brailla de douleur. Elle se retourna sur le dos et se recroquevilla, morte.
Un fumet de rôti s'éleva dans les airs et Grünlek huma l'air, intéressé.

- Je reviendraaais, plaisanta Shin, sa voix tremblotante prenant un accent sombre.
- Hé ben putain, petit mais costaud, commenta Théo.
Bob se concentra pour éteindre les flammes. Le groupe resta un moment, perplexe.

Le nain finit par choisir de voir s'il pouvait cuisiner ce qu'il restait de l'araignée.
Le paladin se dirigeant vers le tronc qui leur servait de banc, lâcha un "putain, ça fait chier", et demanda si Grünlek pouvait lui faire un bandage.
Mais celui-ci semblait obnubilé par le potentiel culinaire. C'est donc le pyromage qui se proposa, sous l’œil circonspect du paladin.
Celui-ci se plaça au dessus de la nuque du paladin pour observer la plaie, mais son attention se porta sur le nain qui s'occupait de préparer un repas avec l'arachnide décédée.
Shin s'approcha du chevet de la jeune elfe, toujours inconsciente.
Le paladin tomba dans les pommes.
Le regard de Bob se porta sur Théo et fit plusieurs aller-retour entre le paladin et l'elfe inconnue. Et si le mal qui touchait Théo était le même qui touchait la quelconque créature ou plante lié à la druidesse ?
Le pyromage s'infligea une claque, se demandant si sa part sombre n'avait pas causé ce moment d'inattention.
Observant la plaie guérie par le pouvoir du paladin, le pyromage observa des petites tâches noires suivant les veinules pour se répandre dans le corps du paladin.
Soudain, un murmure fut émis par la jeune elfe :
- Le royaume... est en danger... il faut prévenir la vieille tour et l'intendant. Un grand danger menace le royaume... les prévenir avant... qu'il ne soit trop tard.


Les petites scènes des vidéos :
- Quant à Naruto, il balança un kunai dans l’œil de la druidesse et se transforma en rondin. Celle-ci disparut et une bûche apparut à sa place... Naruto ? (Chapitre 1)

- "Un jour, toi aussi tu feras des échecs critiques et tu comprendras la douleur." - Bob à Fred (Chapitre 2).
Dernière édition par Sanxa le 01 Nov 2016, 19:28, édité 1 fois.
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 16 Sep 2016, 22:01

Chapitre 3 - le danger approche

Le cœur des aventuriers se serra.
Théo, qui s'était ressaisit, avait la sensation qu'en plus quelque-chose se répandait dans ses veines. Sensation aussi bien magique que naturelle. Il n'en dit mot.
Bob, sincèrement inquiet de l'état de son gardien, était penché au-dessus de lui.
- J'espère juste que si je perds le contrôle, que je te tue en premier.
- Mais euh...
- Hé Shin, qu'y a-t-il dans le sac de l'elfe ? Elle a p'têt un remède, cette conne.
- Oui, mais non, j'ai pas eu le temps.
- Et puis y a les parchemins, rajouta Grünlek à l'intention de Bob.
- Oui, mais un parchemin à moins de chance de soigner quelqu'un.

Grünlek continuait à décarcasser l'araignée pour la cuisiner.
- C'est bien le moment de bouffer, dédaigna Théo
- Tu vas avoir besoin de toutes tes forces, répondit-il avec envie, sifflotant.
Les trois compères observèrent un instant effarés le nain.
Puis Théo demanda à Bob :
- Que vois-tu exactement ?
- À pardon, heu ? Bob reprit ses esprits.
- Encore un moment d'absence, demanda en souriant le paladin.
- Te sens-tu différent physiquement, mentalement ? À part la fatigue.
- Non, pour l'instant, ça va, mais probablement pas pour longtemps, répondit Théo, le regard dur.
- Il y a bien un poison d'origine magique. Allonge-toi, on va essayer de trouver une solution. Shin, comment avance la fouille ?
Shin garda le silence un moment, observant le visage de Théo, mélange de colère et de souffrance.

Le temps que Shin décide quoi faire, la main de la druidesse exerça une nouvelle pression sur celle de son interlocuteur.
Son regard égaré, fatigué, réussirent à fixer le regard de l'archer. Sa voix faible força Shin à se pencher pour l'écouter :
- Le royaume... est en danger. J'étais avec ma meute... et mon ami... le nain Drinn. Nous avons parcouru la forêt d'émeraude. Nous avons rencontré... un grand danger.
Épuisée par cet effort, elle se rallongea. Sa tête se tourna alors en direction de Bob et Théo, et son regard s'arrêta sur les veinules noirâtres qui couraient sur la peau du paladin. Bob vit qu'elle avait reconnu ce type de blessure et se pencha lui aussi vers la druidesse.
Elle parla, des larmes perlant aux niveaux de ses yeux.
- Mes loups ont aussi été attaqué. Mes loups... ont subi les mêmes blessures. Nous avons été séparé de Drinn. Mon ami nain voulait découvrir leur repère. Je sentais mes loups mourir, les uns après les autres. Ils sont en grand danger et je crains ne pouvoir moi-même passer la nuit. Ils se meurent...
Un lien magique avec sa meute... voici donc ce qui la menace, pensa Bob.
- Combien de temps ont-ils mis pour mourir, demanda Shin.
- Avez-vous la moindre idée du mal qui est en train de vous occire, rectifia Bob.
Elle inspira :
- Il a fallut... je...
Son regard parcourut la voûte céleste, repérant les étoiles.
- Il y a trois ou quatre jours, mes loups ont commencé à se faire attaquer... j'espérais trouver de l'aide alors que le poison faisait effet sur eux, prenant peu à peu ma vie. Il ne doit plus en rester qu'un. Je vous en prie, faites quelque-chose. Je...
- Qu'est-ce-qui a attaqué vos loups, interrompit Shin. Avez-vous vu le prédateur ? À quoi ressemblait-il ? Qu'était-ce ?
- Je crains... je crains... son regard se porta sur le plat préparé par le nain... que ceci ne soit qu'un avant-goût...
- D'accord... mais où est Drinn ? Avez-vous des... savez-vous dans quel direction il est parti, poursuivit l'archer.
Sa main se porta près d'elle, comme si elle cherchait des affaires qui aurait du se trouver sur elle.
- Mais ça se soigne ou pas, grommela Théo.
- Attends, attends, Bob alla chercher les morceaux de parchemins qu'il ramena auprès de la druidesse.
Elle passa un main au dessus de morceaux qui se rassemblèrent et les symboles ésotériques se mirent à se mouvoir, révélant le dessin d'une carte.
Une carte de la région, indiquant qu'au nord, à environ deux jours de marche, se trouvaient un point de contrôle du royaume, portant le nom de la Vieille Tour.
Non seulement ils pourraient y trouver de l'aide, pensa Bob, mais il serait également possible d'y concocter un anti-venin à l'aide d'une source plus originelle du poison.
Les glandes empoisonnées étaient toujours en leur possession.
- Je vais tenter de concocter un premier anti-venin, décida Bob.
Grünlek continuait de cuisiner, tandis que Shin observait la jeune elfe. Elle était si faible que survivre au voyage semblait impossible, puisque survivre jusqu'à l'aube relèverait du miracle.
Grünlek demanda alors à voix haute :
- Elle meurt si son loup meurt. Et si on sauvait son loup ? On trouverait peut-être la maman des araignées voire la source du poison.
Le nain, l'archer et le pyromage commencèrent chacun une phrase, mais Théo les interrompit pas sa question :
- Il est où, ce loup ?
L'elfe indiqua le nord.
- Je suis sûr que notre ami Théo le paladin ne serait pas contre le fait risquer sa vie pour sauver la sienne, se permit Grünlek, indiquant l'elfe.
- Nous devrions attendre l'aube, au moins, suggéra Bob.
- Ce serait se sauver lui-même, surenchérit Shin
- Ce serait peut-être aussi à terme se sauver lui même, confirma le nain.
Le sourcil du paladin se souleva, sceptique.
- Je conseillerais quand même d'attendre l'aube, histoire de fabriquer un anti-venin primitif. Cela permettrait d'éviter ces bestioles qui peuvent se cacher dans l'obscurité.
- Le temps est compté, insistèrent Shin et Grünlek.
- Cela fait trois jours que ses loups se meurent, continua Shin. Et puis les symptômes...

Les compagnons observèrent l'attitude inquiète de Shin à l'égard de Théo. L'évolution était incertaine.
Il fallait choisir entre se dépêcher d'agir pour tenter de sauver un loup, une druidesse et un paladin ou créer un anti-venin pour le paladin.
L'elfe semblait résignée à un sort inéluctable, parfaitement consciente de son état. Shin se préparait à faire un serment envers l'elfe pour purger le mal qui l'avait frappé.
- Je peux mettre fin à vos souffrance, si vous le désirez, à moins que vous ne préféreriez mourir selon votre foi, surpris Théo en s'adressant à la jeune elfe.
- Je ne veux pas mourir, riposta celle-ci après un moment incrédule.
Les trois autres compères, incrédules, n'eurent pas le temps de pouffer de rires. Des spasmes provoqués par la peur de la mort l'achevèrent.

Un blanc et un froid enveloppèrent le groupe.
- Je pensais pas à mal, essaya de se justifier Théo.
- Pour le coup, je dirais que ça a été efficace... surenchérit Bob.
- Et c'est un paladin de lumière... nota Grünlek
- Heu... ma dame ? demanda Shin.

Dans un silence pesant, le groupe rassembla ses affaires et laissa le corps sans vie de la druidesse pour la nature qu'elle respectait.
Bob invoqua une monture de feu magique, qu'il monta avec Shin, tandis que Théo enfourcha Lumière, son cheval de guerre, aidant le nain à grimper en croupe.
Bob et Shin prirent la tête du groupe et celui-ci s'éloigna, non sans un regard en arrière.

Après plusieurs minutes à suivre la route, les échos de hurlement de loup leur parvinrent.


Les petites scènes des vidéos :

Grünlek sifflotant en préparant de l'araignée à la bière.
Séb : Je suis complétement déconnecté de la réalité, j'en ai rien à foutre de c'qu'il se passe. *en chantonnant* Je cuisine, -sine ,-sine.
Fred : *En chantant* Tout est super génial !
Bob : * En chantant* Mes potes sont empoisonnés et en train de mourir ! Tout est super génial !
Voix-off : Tout est super génial ! Le single aventures de Grünlek ! Toi aussi, mets la cuisine en top list !

Les loups empoisonnés.
Krayn : *amer* C'est encourageant, pour Théo.
Fred : *amer* Ouais, merci.
*phase jdr*

Si je vous tue tous.
Fred : Si je vous tue tous avant de crever, j'men fous.
*rires*
Bob : C'est ce qu'on voudrait éviter, c'est pour ça qu'on veut te soigner. *rire*

Oh, ce niveau de compétences.
Fred : Oh, ce niveau de compétence. Les tortues ninjas, j'te jure.

Oh nooon !
Fred : Oh nooon ! Elle va pas nous faire le cliché de crever avant la fin d'la phrase.
*rire de Grünlek*
Mahyar : *Amusé* Nooon, t'inquiètes pas ! Attends 2 s'condes, je change le scénar'.
*rires*

Mon sourcil
Fred : Est-ce-que mon sourcil est assez haut, là ?
*rires*
Séb' : *plaisantin* Ah merde, c'est un symptôme, aaah !
*rires*

Comment tu veux mourir (plusieurs scènes regroupées en une)
Fred : Tu veux mourir par l'église de la lumière ou par la nature ?
Mahyar aka jeune elfe : Je veux pas mourir.
*rires, puis l'elfe meurt*
Bob : Bravo ! *applaudissements*
Séb' : Oh le sac ! Oh le paladin de la lumière !
Krayn : Plus jamais tu nous fais la morale sur quoi que ce soit.
Bob : Hé- hé-hé, il est balaise. Moi, je fais un échec critique sur sa blessure, il s'évanouit. Lui, il parle à quelqu'un sans jeter de dé, il crève.
Séb' : *style gendarme* Bon, vous répondez madame !
Krayn : Il tue une innocente.
Fred : J'ai pas tué une innocente. De toutes façons, elle allait mourir. Maintenant, on peut bouger plus vite !
*fou rire général*
Mahyar : Bon, ça a jeté un froid sur le groupe, du style "ok... d'accord..."
Fred : Mais c'était pour abréger ses souffrances !
Mahyar essaie de mimer le cadavre apeuré de la jeune elfe.
Bob : Ah bah, pour le coup, ça a marché, elle est morte *rires et acquiescements*
Fred : Alors, c'est quoi le problème ?
*derniers rires et coupure*

Jacquouilles
Fred : Aller les jacquouilles, pour ergoter !
*rires*
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 21 Sep 2016, 09:49

Chapitre 4 - un nouveau compagnon

Les quatre compagnons avançaient à travers la forêt, en direction du hurlement.
Le soleil commençait à percer au travers les feuillages, et le paladin semblait en profiter pleinement après les évènements difficiles de la nuit.
Ils perçurent alors les gémissements d'une bête devant eux. La bête, un loup, blessée, était affalée sur le sol.
Bob demanda :
- Veux-tu bien l'ausculter, Shin ?
L'attention de l'animal se concentra sur les nouveaux venus, et plus particulièrement sur l'archer qui venait vers lui.
Il grogna, retroussant ses babines pour montrer les crocs, malgré ses blessures et sa respiration difficile.
L'archer tenta d'approcher sa main de l'animal, tentant de l'apaiser avec l'épée de feu la druidesse.
Et l'animal mordit la main de l'archer.
Le mage se mit à réfléchir à toute vitesse. Le paladin et la nain sautèrent de monture, se précipitant vers leur ami.
L'animal se retrouva encerclé, alors que le mage tentait de modérer les ardeurs du paladin.
- S'il arrête pas, je le finis !
- Attends, attends, attends !!!
- Aïe ! Ouille !!!
- Je vais tenter une connexion mentale...
...
- Alors ?
- Je crois qu'il ne veut pas.
Le paladin s'aperçut que le loup s'excitait plus sur le cuir que sur la chair de son ami, chose qu'il confirma.
- Je vais écraser sa queue pour qu'il ouvre la gueule.
- Quoi ?
Le mage était abasourdi.
Mais le plan fonctionna, et Shin recula en faisant la tête. Dans l'action, la lame de la druidesse tomba à côté de la bête.
Celle-ci se mit à couiner, voire même pleurer la perte de la druidesse.
Un rictus mauvais apparut sur le visage de l'archer.
Le nain se demandait soudainement ce qu'il fichait là, tout en suçant une succulente patte d'araignée.
Il se décida à approcher son bras métallique du loup pour tenter de le calmer à son tour.
Il le caressa et l'animal sembla se calmer, commençant à se frotter contre le bras métallique.
Le loup se dresse légérement pour aller vers le nain et ils se firent des papouilles.
Mais rapidement, le loup se dégagea, et montra le chemin d'où il venait, les intimant de le suivre vers l'ouest.
Les deux nouveaux compères ouvrirent la marche.
Le paladin suivait sur sa monture, profitant d'une ouverture dans la canopée pour adresser une prière rapide sa divinité et récupérer son énergie mystique.

Après quelques instants, ils entendirent des hurlements intelligents, des cris stridents d'arachnides, dont un qui semblait plus puissant.
Des bruits d'efforts, de combats, résonnaient dans les bois.
Ils se précipitèrent vers l'origine sonore de ces appels à l'aide.


Chapitre 5 - L'araignée géante


Le groupe arriva sur une clairière. Des flaques visqueuses, vertes, et des corps de loup servaient de décor pénible, anormal.
Une odeur gênante flottait dans l'air, probablement venant des dîtes flaques qui rongeaient le sol en formant des bulles, qui éclataient périodiquement.
Le paladin se tourna vers l'archer :
- Erm... heu... comment c'est déjà ?
- Shin, renseigna le mage.
- Shin, tu pourrais analyser ces flaques au sol ?
- Non. C'est clairement pas comestible.
Catégorique, l'archer semblait encore affecté par son échec auprès du loup qui les guidait avec le nain.
- Ça ressemble clairement à la texture de l'araignée.
- Beurk, surenchérit le mage, peu habitué.

Leur rapide analyse fut interrompu par des cris d'appel :
- Au secours !!! À l'aide !!! Aidez-moi !!!
- Au moins, c'est trucs visqueux ne sont pas vivant.

Les cris redoublèrent :
- Il y a un nain devant, avertit Grünlek, se précipitant en avant pour l'aider.
Celui-ci semblait se battre contre un adversaire qui échappait à la vue du groupe.
En avançant, Grünlek commença à réaliser la situation dans laquelle se trouvait le guerrier.
Face à lui, un gigantesque araignée, deux à trois fois plus imposante que le destrier de Théo, répondait aux coups du guerrier par des coups de pattes.
Ce dernier trébucha, et le mastodonte leva ses deux pattes avant.
Grünlek réagit immédiatement, les mécanismes étranges de son bras mécaniques prenant la forme d'une arbalète.
Il décocha un carreau généré par le bras lui-même, mais celui-ci s'écrasa contre l'armure et les poils de l'arachnide.
L'araignée transperça la jambe du guerrier nain.

Voyant la précipitation de son compagnon, le paladin lança son destrier au petit galop, se portant à la hauteur de son ami qui avait tiré sur un monstre dont il saisit immédiatement la dangerosité.
La lance dans une main, il se prépara à charger l'araignée.

Le pyromage s'avança, ordonnant à sa monture éthérée d'aller sur le flanc non surveillé.
Il réalisait des gestes tout en incantant et une boule de feu apparu entre ses mains, son visage crispé par la concentration.

L'archer s'élança dans une petite foulée, l'arc prêt à tirer.
- Grün, prête-moi ton épaule !!!
- Heu... d'accord !
Le nain se prépara physiquement et réussit à bomber son dos juste à l'arrivée de son compagnon qui se propulsa dans les airs.
Il fit un salto, générant dans sa main droite une flèche de glace, l'eau capté générant une spirale de goutte.
Encochant la flèche, il finit son mouvement, comme suspendu dans les airs, et visa la créature.
Un claquement suivit d'un sifflement. L'araignée géante généra un strident alors que la flèche dépassait d'un de ses gros yeux.
Elle se souleva à nouveau, mais cette fois-ci, un dard apparu sous son ventre, à la vue du groupe.
L'arachnide transperça alors le nain, injectant quelque-chose qui le fit gonfler et il hurla d'horreur.

Lançant son destrier au triple galop, le paladin leva sa lance vers le ciel, psalmodiant des paroles de son église.
Il voyait la peau du nain au sol se déchirer... non, fondre. Un peu comme les flaques visqueuses au sol.
Il rabaissa alors rapidement sa lance, continuant sa litanie, et le ciel commença à s'obscurcir.
Théo maîtrisa sa monture, planta sa lance dans le nain au sol, et leva le poing gauche vers le ciel.
Finissant, il hurla alors : "TONNEEERRE !", et la foudre s'abattit.
L'éclair illumina le poing du paladin, suivit le chemin de la lance jusqu'au nain, qui implosa par le dos, répandant son corps et de l'acide au sol.
L'éclair poursuivit son chemin en passant par le dard de l'arachnide. Celle-ci se convulsa, des flashs se produisant au niveau de ses articulations.
Le destrier du paladin, Lumière, tentait de s'écarter du corps du nain, luttant contre la volonté de Théo pour maintenir aussi longtemps que possible sa lance pour griller l'araignée.
Finalement, Théo permit à sa monture de s'écarter, laissant la lance plantée dans le torse du corps du nain.
Le grondement du tonnerre résonna alors dans toute la clairière, alors que l'araignée géante, se convulsant, finit par se retourner.

Ses compagnons pensaient pouvoir souffler, mais Bob remarqua alors que des araignées de la taille d'un petit chien se préparait à prendre en tenaille Grünlek et Shin.



Les petites scènes des vidéos :


Je vais demander à...
Fred : Je vais demander à Fizz... heu non, pas Fizz, Naruto... c'est quoi le nom de ton perso,
Bob : Shin.
Fred : Shin ! Voilà.
Séb : C'est Sakura ! *rires*

J'ai le temps...
Bob : J'ai le temps de préparer ma boule de feu, j'le fais bieeen. Un peu comme le rasengan, tu vois.
Séb : C'est moi qui fait des rasengans.

Gestion de tour
Mahyar : C'est [Théo] qui va attaquer en premier.
Krayn : C'est lui qui prendra la boule de feu. *rires*

L'autre nain
Krayn : Mais le nain, il est à terre. Il a la jambe transpercée.
Bob : Oui, mais un nain à terre ou debout, ça fait pas grande différence de taille.
Krayn : Fais très attention à ce que tu dis, Bob. *rire de l'intéressé*

Si j'utilise Grünlek...
Séb : Si j'utilise Grünlek pour me propulser, à mettre le pied sur son épaule... *fou rire de Bob*
Mahayr : *en rigolant* C'est ce que j'allais dire...
Krayn : Ah ce serait super classe.
Bob : Fais moi rêver, Séb.

Parce que c'est classe (Bob)
Bob : Y a pas d'malus quand c'est classe, y a un bonus, quand c'est classe.
Séb : Ouais, et en plus, je fais un mouvement circulaire avec le bras quand je la génère, tu vois l'eau se transformer en glace.
Bob : Et en plus, il fait un salto ! Il fait un salto. Tu respectes.
Séb : Le cirque Pinder quoi.

Mon pouvoir de foudre
Fred : J'invoque mon pouvoir de foudre : PIII - KAAA - CHUUUUUU !!!
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 25 Sep 2016, 16:58

Chapitre 6 - L'embuscade

Bob hurla :
- Attention ! Grünlek, sur la droite !
Et il lança sa boule de feu vers la gauche, qui brûla les 3 araignées qui allaient se jeter sur sa monture invoquée.
Grünlek remarqua une araignée sur sa droite, tandis que Shin se retourna, jaugeant la situation autour de lui et de ses compagnons.
Théo, bien qu'entendant l'avertissement de Bob, ne pouvait se détourner de l'énorme araignée. Bien que complétement brûlée, elle s'agitait encore.
Mais il s'aperçut d'une araignée s'approchant sur son flanc gauche.

Grünlek se jeta vers l'araignée, dans l'idée de la plaquer, mais plus rapide, celle-ci jeta le nain à terre qui la vit sortir son dard. Il siffla tout en se débattant.
Un aboiement se fit entendre.

Théo dégaina d'un geste leste son épée et l'abbatit sur une patte, la tranchant net. Le sang coula de la blessure, attirant l'attention du monstre sur le paladin.

Le loup saisit une patte de l'araignée, l'empêchant de plonger son dard dans le nain.

Shin se tourna définitivement vers Bob, décocha une flèche dans sa direction.
Bob riait de son succès, mais s'interrompit, voyant le tir de Shin.
La flèche passa à côté du pyromage abasourdit, et un cri strident étouffé par celui d'un choc cristallisant se fit entendre juste derrière lui, suivi d'un bruit sourd de chute.
L'archer venait d'interrompre le saut d'une araignée qui voulait sauter sur la nuque de son compagnon.

Bob venait en effet de charger un sort plus petit pour l'araignée qui était sur le flanc de Théo mais chargeait désormais Shin. Déconcentré, il échoua et ne pu éviter la suite.
L'araignée jeta Shin à terre et commença à planter ses pattes dans sa chair.

Grünlek tenta de saisir le dard avec son bras mécanique, provoquant une rencontre inopinée entre la paume et le dard, les mécanismes étranges s'alarmant.

Théo finit par fendre en deux le crâne de l'araignée, qui se retourna soudainement violemment, ses pattes se recroquevillant au-dessus de son corps.
Elle était morte.
Il se retourna, et lança Lumière, son destrier, pour aller secourir ses compagnons.

Le bras mécanique du nain s'affola, répondant au venin injecté par l'araignée. Grünlek tenta d'activer les caractéristiques particulières de son bras, mais quelque-chose ne répondit pas comme il s'y attendait à l'origine.
Le bras s'ouvrit soudainement en deux, comme la gueule d'un crocodile. L'araignée hésita, ne comprenant pas comment un humanoïde pouvait faire cela.
Les deux mâchoires se refermèrent violemment sur l'araignée, la broyant d'un coup sec, et le bras commença à absorber tout ce qui composait l'araignée.
Le nain fut pris de tremblement dès le début du processus.
Le loup gémit en reculant prudemment.
Le bras continuait de briser, tel une mâchoire, les parties de l'araignée qui n'avait pas été brisée et qui étaient happées par des mécanismes étranges.

Les cris de Shin, qui commençait à paniquer, parvinrent à Théo.
Bob fut le premier à répondre, touchant l'araignée de Shin avec un projectile de flamme, la soufflant alors qu'elle s'apprêtait à planter son dard.

Théo redirigea alors sa monture vers Grünlek, voyant une scène aussi étrange que familière.
Une scène qui lui rappelait ces personnes qui ne maîtrisait pas leur pouvoir.
Il fallait être calme comme il l'avait été face à l'araignée, et son compagnon nain était sur le point de céder à la panique.
Il descendit de monture, s'agenouillant près de Grünlek. Il devait faire preuve de patience et de bienveillance. C'est pourquoi, levant son épée :
- Tu peux réparer ton bras ?
- Oui, ouiii !!!
Les éclairs réapparurent dans le ciel, illuminant d'un flash blanc le paladin sûr et le nain au bord de la panique.



Les petites scènes de la vidéo :

La danse de la victoire.
Mahyar : ...et tu peux donc si tu veux faire la danse de la victoire ou heu (rire de Bob) prendre un sandwich
Krayn : Pendant que nous, on est en train de mourir.
Bob : Le gars, le gars qui fait le jet pour faire *musique victoire final fantasy*
Séb : Oui, voilà, nous, on est en train de se battre, on est à terre, on est en train de se faire bouffer par les araignées, le mec il danse au milieu *chansonnette* - hoO, hoO - c'est qui l'champion ?
Fred : *poursuivant la chansonnette de Séb* C'est qui l'meilleur ? C'est qui l'meilleur ? *rires*
Séb : Tu sais, le moonwalk, quoi.
Krayn : Tu sais, le gars qui ignore son groupe et qu'a embroché le gars qui était en danger.
Séb : C'est clair, le paladin...
Krayn : Le paladin... le paladin de folie.

Laisse-moi t'aider !!!
Krayn : Il charge le dos de... de Shin.
Séb : Il va me rouler d'ssus. *rires* *et avec l'accent de chevalier noble* Ne t'inquiètes pas, j'arrive !
Fred : Tu es en danger, comme ce nain que j'ai tué il y a 5 minutes ? *fous rires* Laisse-moi t'aider !!!
Séb : Tu es blessé, je pense que tu es foutu.
Krayn : Comment est-ce-que tu veux que je t'aide ? Par un coup d'épée ou un coup de lance ?
Bob : *Mimant le geste d'une épée tournoyant au-dessus de sa tête et galopant* Grünlek ! Dis moi comment souhaites-tu mourir ?
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 02 Oct 2016, 13:30

Chapitre 7 - Pas de répit

Le tonnerre grondait, les éclairs illuminant le paladin, la lame levée, et son ami nain, aux prises avec son bras.
- J'ai pas vraiment besoin de ton épée, tu sais, dit Grünlek.
- C'est vrai, mais c'est moins drôle autrement, répondit Théo.
En faisant la moue, le paladin abaissa son épée et se mit à parler doucement à son ami, essayant maladroitement de le calmer.

Le nain fut si surpris que cela fonctionna, car il cherchait à comprendre ce qui se passait.
Le bras du nain se restructura malgré tout, éjectant venin et chair de l'arachnide. La forme familière du bras mécanique reparu.
Le paladin rengaina son épée, et le nain cru percevoir une pointe de déception sur le visage de celui-ci...
Non, il avait dû rêver.

Le loup s'approcha de Grünlek, s'inquiétant de l'état du nain, l'arrachant de fait à ses pensées.
Le loup frotta sa tête contre le bras du nain, qui le câlina.

Le paladin se dirigea vers Lumière, son destrier, qui renâclait à cause des odeurs de venins arachnides. Il n'y avait plus de menace directe apparente.
Il remarqua que la moitié du corps du guerrier nain qu'il avait empalé pour porter un coup indirect à l'araignée géante.
Celui-ci portait encore une partie de son équipement, mais ce qui attira son attention, ce fut un grimoire dépassant de sa sacoche, épargnée par le venin corrosif.

Théo se tourna vers Bob, notant que Grünlek jouait avec son nouveau compagnon. Ils semblaient célébrer leur victoire, retrouvant leur calme après le combat, heureux d'être en vie.
- Bob, tu peux venir avec moi, s'te plaît ?
- Erm... dans... 30 secondes, répondit le pyromage.
- Heu... plus tard; viens tout de suite, s'te plaît.
- Bon, d'accord, tant pis, maugréa à voix basse le pyromage.
Bob se précipita aux côtés de Théo, cherchant à observer la blessure du paladin.
L'effort fournit par celui-ci avait peut-être accéléré l'expansion du poison dans ses veines.

De son côté, Shin observait ses propres blessures. Il constata, non sans une agréable surprise, que le pyromage, non content de lui avoir évité un empoisonnement, ne lui avait pas roussi ses habits.
Seule les marques de griffures était visible et aucune n'était empoisonnée. D'ailleurs, de cette araignée, il ne restait pas grand chose, dispersé aux quatre coins du champ de bataille.

- Voilà, Bob. Avec la grande araignée, pourrais-tu me préparer un anti-venin ? De plus, il y a un grimoire dans la sacoche du nain, dit le paladin en montrant le morceau de corps.
- Tout de suite, mais d'abord, enlève le haut de ta cuirasse.
Le paladin singea d'abord l'attitude d'une vierge effarouchée mais flattée à l'adresse du mage, qui leva les yeux au ciel.
- Mais non, tu sais très bien que...
Le paladin sourit, amusé, puis commença à défaire le haut de son armure, tandis que le pyromage faisait le tour de la flaque de venin au sol pour aller chercher les glandes de venin de l'araignée géante.
Le pyromage se pinça le nez, grimaçant à la puanteur du venin attaquant tout ce qui était organique. Il recula, et se vit que la paladin avait fini de retirer sa cuirasse.
Il observa le dos du paladin. Le poison s'était à nouveau propagé. Il estima le temps qui lui restait entre deux et trois heures.
Le pyromage décida de se diriger vers l'araignée, en contournant de plus loin la flaque acide.
- Bah, il se passe quoi, demanda le paladin.
- Heu... bah écoutes, hésita le mage, heu... va voir comment les deux autres vont et commencez à faire un feu, ça pourrait être relativement utile, et je vais avoir besoin de calme et d'un espace clair. Ah, et fais moi plaisir, prends les cadavres, et fout les dans les flaques de merde, pour être sûr qu'elles reviennent pas, ces horreurs.
Le pyromage débuta à nouveau sa progression, mais se retourna aussitôt :
- Ah, oui, fais aussi en sorte que le nain ne les grille pas de suite, j'ai besoin de leur suc à venin, le plus possible, s'il-te-plaît.
- D'accord, lui répondit simplement Théo.
- Pas de questions sur ton état ? Tu prends ça avec un flegme, sublime, héroïque, murmura-t-il pour lui même, aussi surpris qu'admiratif en s'occupant de sa mission.
Ils commencèrent à s'éloigner, le pyromage cria :
- Et envoie moi Grünlek quand tu pourras !
Le paladin lui répondit en levant sa main droite encore gantée.

Le pyromage arriva au niveau du dard de l'araignée géante, non sans un frissonnement.
Il saisit le dard de l'araignée et tira, extrayant les poches à venin tant convoitées.

Le paladin s'approcha de ses compagnons et les informa des demandes de Bob.
Ils préparèrent un feu et Shin se dirigea vers les différents cadavres d'arachnides, tirant les dards pour extraire les poches de venins demandées par le pyromage.
Pendant ce temps, le pyromage vint auprès du feu et se lança dans une préparation alchimique, les rides de concentration encadrant son visage.

Le paladin et l'archer se rejoignirent aux cadavres brûlés, et l'archer, après avoir confié les glandes de venins au paladin, parti surveiller les alentours, pour s'assurer que tout allait bien.
Soudain, des buissons s'agitèrent, et quelque-chose de posa sur sa tête. L'archer paniqua et revint en courant vers ses amis.
- Aaah ! Y en a encore ! Cria-t-il en s'agitant, faisant paniquer l'écureuil était grimpé sur sa tête et qui s'enfuit, apeuré.
- Ah, émit Shin, gêné, sous le regard inquiet et perplexe de ses compagnons.

L'archer reprit son calme au bout d'un long moment.
- Bon, ça fait quand même deux heures, on doit être en sécurité, se permit-il d'affirmer pour se rassurer lui-même, penaud.
Le pyromage avait terminé sa préparation, ou plutôt, ses préparations.
En effet, il avait récupéré un jus qu'il dilua et dilua avec l'aide du nain, pour le faire boire plus facilement au paladin.
Avec le matériau principal, il prépara un onguent.
- Allez, à poil ! Déclara-t-il en se tournant vers le paladin.
Le paladin le regarda avec des yeux ronds, alors qu'il tenait le gobelet vide.
- Tu vas mourir dans une heure et demi, à poil !
- J'enlève le haut seulement, décréta Théo.
- Mais oui, bien évidemment.
Le dos du paladin était parcouru de veinules noircies par le poison.
Le pyromage appliqua l'onguent sur le dos du paladin, et les veinules se rétractèrent. Mais il restait une tâche noire, au niveau de l'omoplate où il avait été mordu.
Il soupira de soulagement :
- Ce n'est qu'un anti-venin, mais on a gagné du temps. Il nous faudrait un antidote, Théo.

Pendant tout ce temps, Grünlek feuilletait le grimoire.
Le nain Drinn y résumait la traque et les observation des créatures arachnides faites par le nain et la druidesse.
Les observations indiquait que les créatures n'était pas là par hasard, obéissant apparemment à un maître. Elles étaient commandées.
À l'heure à laquelle ils avaient été attaqué, où les araignées s'étaient répandues à travers la forêt, c'était un ordre qu'elles suivaient.
Grünlek trouva également une carte et une indication sur les personnes à avertir, confirmant les informations de la druidesse elle-même.
La Vieille Tour était indiquée sur la carte, où un intendant pourrait avertir le royaume au sujet des dangers encourus par sa population.
Partageant ces découvertes, les compagnons en conclure que le poison des araignées provenaient du donneur d'ordre.
Les compagnons se regardèrent, et dans un silence pesant, éteignirent le feu, rassemblèrent leurs effets et partirent en direction de la Vieille Tour.


Les petites scènes de la vidéo :

À ton tour ?
Mahyar *jouant le rôle de Théo s'adressant à Grünlek* : Alors, tu veux mourir comment ? *rires*
Krayn : j'veux mourir pas tout seul. J'veux entraîner un paladin dans la mort avec moi.
Bob : *voix grave* Tu veux mourir comment ? - *voix fluette* Vieux. *rires*
Séb : *voix grave* Mauvaise réponse. *rires*

Théo, soigneur mystique
Fred : Vous êtes bien. Vous êtes calme.
Séb : Vous êtes sur - Théo FM. *rires*

Mon état
Bob : Pas de question sur ton état ? Rien ? Bah putain, tu prends ça avec un flegme, c'est sublime, héroïque.
Séb : *prenant le rôle de Théo* Comment ça, mon état ? AAAH ! *rires*
Fred : *voix de fausset* Je suis malaAade ?

J'en avais
Bob : J'en avais depuis le début, en fait.
Krayn : On aurait pu sauver tout le monde, en fait.
Bob : C'est ça ! *rires* Le truc horrible.
Séb : *dans le rôle de Bob* J'te f'sais marcher, Théo. *rires*
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 10 Oct 2016, 13:50

Chapitre 8 - À qui sait attendre, le temps ouvre ses portes

Le nain trouva également les noms des loups dans le journal, et il essaya d'appeler leur nouveau compagnon par le nom de l'alpha :
- Eden !
La louve tourna sa tête vers lui, les oreilles dressées.
- J'espère que tu voudras bien faire un p'tit bout de chemin avec nous, dit le nain souriant. Tu as ici une nouvelle famille.
La louve s'approcha et frotta sa tête contre le bras vivant du nain.
- On va s'le taper sur toute la route ? Y m'a mordu, ce con, maugréa Shin.
Bob et Grünlek rigolèrent.
- T'es vexé, c'est tout, ria le nain. Tu sais pas faire avec les animaux.
- Ouais, mais il a sauvé le cul de Grünlek, et du coup, tu as pu sauver le mien et moi le tien, donc au final, on s'en sort, pendant que l'autre était parti en solo tous les monstres de la terre alors qu'il était malade, dit Bob désignant Théo.
- Shin, c'est toi qui a la carte. Est-on loin de la Grande Tour, demanda Théo.
- Heu, non, pas trop, trop. Un peu moins d'une journée. De la Vieille Tour, corrigea Shin.
Les compagnons pansèrent leur blessures.
- D'ailleurs, où est-ce-qu'on est, demanda le paladin.
- Paumé ! À moins qu'on ne soit au sud de la Vieille Tour ?
- Ouais, ouais, c'est ça, confirma Shin. À moins d'un jour de marche. On devrait y arriver à la tomber de la nuit ou au petit matin.
- Très bien. Alors mettons nous en route, décidé Théo.
Et les compagnons chargèrent leurs effets et se mirent en route, quittant le champ de bataille de la Forêt d'Émeraude.

Pendant leur trajet, Grünlek fit remarquer qu'il y avait un portrait de l'intendant à contacter :
- C'est une dame ?
- Non, Théo, c'est un homme, précisa Bob.
- On dirait qu'il est... commença Shin
- Apparemment, il aurait des origines divines liées au Dieu de l'obscurité, lu Grünlek.
Les yeux du paladin se rétrécirent, mais celui-ci ne pipa mot.

- D'ailleurs, est-qu'on s'arrête pour dormir, demanda quelqu'un.
- Mieux vaut pas, je ne veux pas retomber sur des araignées, indiqua Bob.
Et tous consentirent à continuer de voyager, même pendant la nuit.

Ils arrivèrent au petit matin en face du fortin de pierre qui délimitait la frontière contrôlées des terres du royaume.
Théo, en tête, s'approcha le premier, et formula à haute voix :
- Théo Silverberg, inquisiteur de la lumière, nous demandons le droit à entrer afin de nous reposer.
Un archer sur la tour, à la gauche du paladin, regarda son camarade à l'opposé, qui haussa les épaules.
Ce dernier s'approcha des créneaux :
- 'Scusez-moi, je n'ai pas bien entendu, Théo de Sil-var-barg ?
Théo se redressa sur sa monture :
- Théo de Silverberg, inquisiteur de la lumière, nous requérons le droit d'entrer afin de pouvoir nous reposer. Nous avons eu une longue journée. Ouvrez-nous.
Bob intervint :
- Nous sommes aussi porteur de terribles nouvelles. Apparemment, sur vos terres, nous avons la preuve qu'un mal sévit, dont votre seigneur doit être informé. Nous vous prions de...
- Seigneur Théo de Silverberg, vous laissez ainsi parler vos sbires ?
- Sbires !?
Bob, indigné par l'interruption du garde, commença à lâcher ses pouvoirs, se contenant à grand peine.
- Ouvrez-nous et on pourra en discuter avec votre maître directement. Je n'ai pas à m'adresser à vous. Je n'ai pas de temps à perdre à discuter avec les gardes de la Tour.
Les deux gardes s'observèrent, l'archer haussa les épaules et dit :
- Je vais aller voir mon supérieur, je reviens. Ne vous en allez pas.
L'archer revint assez rapidement avec un homme qui se pencha pour observer les quatre compagnons.
Malgré la distance, ils virent clairement qu'il s'agissait d'un homme maniant les arts mystiques, de par sa robe, ses tatouages et son bâton de pouvoir.
Il leva la main :
- Amis voyageurs, il parait que vous êtes venus de la part de l'inquisition, ici ?
- Salutation, chef des lieux. Je suis Balthazar Octavius Barnabé Lennon, et voici mes compagnons, l'inquisiteur Théo Silverberg, notre ami mécaniste Grünlek et, enfin, le fier et fidèle rôdeur demi-élémentaire, Shin. Nous avons la preuve qu'un mal sévit sur vos terres et nous devons impérativement informer le tenant de ces lieux.
- Oui, erm, Balthazar... hem...
- Vous pouvez m'appeler Bob.
- Oui messire, sauf que... je suis désolé, j'ai des ordres.
- Quels sont-ils ?
- Je ne dois pas ouvrir les portes.
- Est-ce-qu'il faut qu'on défonce cette porte pour pouvoir rentrer ? Ouvrez-nous, putain de merde, s'énerva Théo.
- Non, attends Théo, essaya Bob. Pourquoi ne...
- Oula, oulala, vous allez dire gentiment à votre soldat de se calmer, pardon, l'inquisiteur.
- Techniquement, il est mon supérieur hiérarchique, et le votre également.
- Le mien ? Mais je n'ai d'ordre à recevoir que de l'intendant Bragg, définit le mage les surplombant.
- Et vous n'avez pas d'ordre à recevoir de l'inquisition ? En déduirais-je que vous êtes un hérétique ?
- Dé... déj, dédui...
Le mage mit la main au menton.
- Déduisez-en ce que vous voulez. Messire le mage, finit-il.
Le pyromage ferma les yeux un moment, puis se tournant vers l'inquisiteur, il vit que celui-ci étudiait déjà la porte en vue d'un assaut de la place forte.
- Et pourquoi ne devez-vous pas ouvrir les portes ? En connaissez-vous la raison, essaya le pyromage.
- Cet ordre est de notre intendant.
- Cet ordre n'aurait-il aucun rapport avec le mal qui sévit sur vos terres depuis le début de cette année ?
- Ah bah, si, justement, sourit le mage. Puisque vous le dites, puissant mage.
- Justement, et nous avons des informations, tenta Bob.
- Ne me coupez pas la parole, c'est très impoli. Je vous explique, j'ai des ordres. Alors oui, y a des dangers à l'extérieur, dans les contrées, et c'est parce qu'il y a du danger à l'extérieur que je ne vais sûrement pas ouvrir le portail.
- Ok, alors on va arrêter de jouer, intervint Théo. Vous savez ce que je vais faire ? Je vais aller à la ville la plus proche, mobiliser une armée d'inquisiteurs, revenir, mettre le feu à votre village et je vous pendrais par les couilles au milieu. Alors, vous allez ouvrir cette putain de porte parce que sinon, je vous jure que je fais ça.
Le mage toussa :
- Oulala, vous allez descendre de deux degrés, là. Inquisiteur ou pas inquisiteur.
Les trois compagnons du paladin tentèrent de temporiser les choses :
- Attends, attends, attends, dit Grünlek. Peut-être devriez-vous aller voir votre intendant, suggéra-t-il. La situation est particulière, vous devriez peut-être voir avec l'intendant si, dans ce cas précis, vous devriez ouvrir. On peut attendre.
Un silence circonspect accueilli cette initiative du nain.
- Mouais, grimaça le mage. Pour l'instant, j'ai pas entendu de formule de politesse.
Théo se tourna vers Shin :
- Shin. Tue-le.
- Vous la voulez, la formule de politesse, entre les deux yeux ? Schlack.
Bob tenta de couvrir les paroles de Shin :
- Auriez-vous ou non - attends-tends-tends - au nom de l'inquisition et de la guilde officielle des mages, auriez-vous l'extrême obligeance de nous accorder l'insigne honneur de bien vouloir informer votre maître et le seigneur tenant des lieux que nous avons des informations capitales sur le mal qui sévit et qui vous force ainsi à fermer vos portes aux gens, braves gens et honnêtes commerçants, qui souhaitent venir dans votre ville. Monsieur, demanda Bob, sourire gêné, se voulant engageant.
Ses compagnons sourirent devant le changement de ton, bien que celui du paladin ressemblait plus à une grimace.
- Tu changes de ton comme ça, rigola Shin.
- Il veut le sens de la formule, il l'a eu, expliqua Bob.
- Je vais voir ça. En attendant, parce que je vois quand même que votre inquisiteur est un peu chaud... commença le mage.
- Oui, oui, oui, c'est dans sa nature, confirma Bob.
- ... donc, je vais avertir mes hommes, histoire qu'ils soient bien préparé à ce genre de chose. Donc le temps que j'aille voir l'intendant et que je revienne, je compte sur vous pour ne pas bouger d'ici.
À ce moment, Eden leva la tête, son attention attirée vers la gauche, le long de la muraille.
Le nain commença à la suivre, alors que le mage déclarait :
- Donc, messires Bob, puissant mage, et grand inquisiteur, et grand archer, et grand mécanicien, mécaniain. Attendez ici, je dois en avoir pour maximum huit jours, le temps de revenir avec le document officiel vous permettant de passer ces murailles. En attendant, veuillez, mes sieurs, ne pas trop insister, mes hommes veilleront à votre bonne conduite.
Les compagnons se regardèrent, alors que le mage attendait leur réaction, un peu inquiet.
Plusieurs hommes d'armes et archers apparurent sur la muraille entre-temps, observant avec une curiosité éphémère les quatre individus.
Le paladin dit à ses compagnons :
- Je vous préviens, je les tue tous.
- Ah mais non, t'es mourant, en train de crever, là, s'insurgea Shin.
- Il faudrait suivre ses ordres, suggéra Grünlek.
- Attends-tends-tends-tends, intervint Bob. Très bien !
- Je vous préviens : une fois dedans, je les tue tous, prévint Théo, pour ses compagnons. L'épée entre les deux cotes.
- Très bien ! Très bien ! Très bien ! Nous avons entendu votre demande et nous vous remercions d'accéder à notre noble requête, noble messire, adressa Bob au mage.
- Mais c'est normal !
- Nous serons à cet endroit précis lors de votre retour dans huit jours, avec l'annonce officielle de votre maître.
- Mais c'est normal, répéta le mage. J'ai à cœur de faire correctement mon travail. Et c'est en voyant des personnes aussi investit que vous, et aussi, il hésita deux secondes, polies... hésita encore... voilà.
- C'est complétement nous, ça, intervint Shin.
- Il serait temps d'aller informer votre maître, maintenant, suggéra Bob.
Le mage se retourna, titubant légèrement, et se pencha sur l'épaule d'un archer.
- Ah. Tant mieux, on ne défit pas l'autorité du gardien de la porte.
Bob déploya soudainement ses pouvoirs. Un cri de fillette leur parvint de l'autre côté de la muraille. Ils entendirent :
- Avertissez l'intendant ! Avertissez l'intendant ! Avertissez le roi ! Aaah ! Aidez moi à m'appuyer... aaah... donnez moi encore un verre.
La voix du gardien s'affaiblit et une légère agitation sembla provenir de l'autre côté, de la cour.

Les compagnons débattaient, pour savoir s'ils allaient suivre Eden ou attendre le retour du gardien de la porte.
Le rôdeur suggéra qu'il était préférable de monter ses propres combines que de se retrouver à la merci de ses ennemis.
Le pyromage préférait attendre l'autorisation officielle, plutôt que de compter sur une improbable manière de rentrer illégalement, ce qui créerait des difficultés supplémentaires pour rencontrer l'intendant.

Le pyromage décida de rester devant les portes, tandis que ses compagnons allaient suivre la louve, pour voir ce qu'elle avait trouvé.
Les trois compagnons percèrent la forêt, le long de la muraille, et à quelques kilomètres de la porte, trouvèrent un trou étroit. Eden grattait la terre à côté du trou, grognant un peu.
Le trou était couvert de branchages morts. Eden grattait, arrachant le bois et se retourna vers les trois hommes qui l'avait suivi, ses oreilles dressées, quémandant de l'aide.
Grünlek se prépara à l'aider, tandis que Shin analysait le sol alentour. L'endroit n'avait pas été fréquenté depuis longtemps, même par le moindre animal des bois.
Cependant, l'humidité environnante indiquait au rôdeur que le chemin allait se poursuivre sous terre.


Les petites scènes de la vidéo :

Le nom d'un loup
Mahyar : ... y a le nom de tous les loups mais tu as aussi le nom du - *cherche le mot* de l'alpha, qu'est celui-là, et qui est Eden.
Krayn : Eden. Eden ! Est-ce qu'il réagit ?
Mahyar : Elle se tourne vers toi et... *mime le beau* *rires*

Il ne faut pas se fier aux apparences
Fred : Bonjour, Madame.
Krayn : Yes !
Bob : Non, c'est un homme.
Mahyar : Oui, c'est un homme.
Séb : C'est un émo, c'est un émo !
Mahyar : C'est l'intendant. Tel qu'il est dessiné dans le grimoire. Il a une origine divine, d'après ce qu'on raconte...

Le fier demi...
Bob *hésitation en phase rôliste* : ... et enfin, le fier et demi-djinn (gin ?)... heu
Mahyar : Demi-élémentaire.
Bob : Demi-élémentaire, pardon.
Séb : Il m'connait pas, il connait pas ma race. Raciste, va ! Mec ! *sourires*

Ne me coupez pas la parole
Bob *interrompant le MJ/PNJ* : Justement, et nous avons des informations...
Mahyar *en tant que PNJ* : Ne me coupez pas la parole, c'est très impoli. *fou rire de Mahyar* Je vous dit...
Bob : J'ai l'impression de m'adresser à Bernard Minet, c'est une catastrophe ! *rires*

L'instinct du rôdeur...
Séb : Mais j'le sens pas, moi, Jojo l'intendant, là.
Bob : Moi, je pense que...
Mahyar : Sans blague, Shin. Je pense que ton instinct t'as rarement trompé, sauf peut-être dans la forêt lorsque tu as voulu approcher le loup. *rires*
Séb : C'est pour ça, moi, les créatures de la nature, j'arrête ces conneries.
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 18 Oct 2016, 14:19

Chapitre 9 - Si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre chose

Grünlek dégagea le passage à l'aide de son bras mécanique, tandis que Shin étudiait le terrain.
- Qu'est-ce-qu'on fait, alors ? Demanda Shin. On continue a crapahuter là-dedans ? Parce que pour moi, visiblement, il n'y a pas eu de trace de... comment... souille..., de passage, donc voilà, c'est un chemin vierge depuis très longtemps, on peut l'emprunter.
- À la limite, lui répondit le nain, pendant que j'essaie de dégager l'entrée, tu devrais aller chercher les autres, j'pense.
- Ouais, ok.
- J'pense que c'est plus judicieux de passer par là. J'les sens pas du tout, les autres.
Shin s'éloigna afin de ramener leur compagnon.

Pendant ce temps, Théo et Bob faisaient le pied devant le portail.
Avec sa rigueur militaire, le paladin semblait prêt à fondre sur n'importe quel ennemi, la forteresse en face en faisant partie, bien qu'il économisait ses forces en ce moment.
- Te laisse pas décontenancer, Théo, siffla un Bob calme. Tu graves son visage dans ta haine.
Le paladin parti soudain d'un fou rire en regardant le mage, qui continua :
- Tu laisses faire, tu laisses pisser. C'est les rares moment où, en temps qu'inquisiteur...
Un garde se mit à crier :
- Hop -op -op -op -op ! Mais qu'est-ce-que vous êtes en train de faire, là ?
- Ah bah, on discute. C'est illégal ? Questionna le pyromage.
- Ouais...
- Vous avez une famille ? Demanda Théo. Je suis sûre qu'elle va vous regretter dans quelques jours.
- J'ai huit enfants, lui répondit le garde.
- Sérieux ?!? Réagit Bob.
- Oui.
- Avec combien de femmes ? Titilla Bob, par pure curiosité.
- Heu... ça vous regarde pas ! S'indigna le garde.
- Bah... forcément, ça regarde les enfants, au moins.
- Papa pourra rien leur offrir, pour noël, intervint Théo sur un ton monotone.
Le pyromage explosa d'un rire, silencieux, en se tenant le ventre.
- Oulala ! J'vous sens un peu tendu, là, heu... inquisiteur, tenta le garde.
- Théo ! Théo, théo, théo... théo, répéta de nombreuse fois Bob.
À ce moment, Shin apparut comme par magie à côté d'eux.
- Les mecs, on se calme, hésita Shin. On a trouvé un passage avec Grünlek et l'autre saloperie d'louve.
Le garde essayait de récupérer l'attention du petit groupe.
- Hé ! Ça s'voit qu'à l'inquisition, là, dans vos églises, là, on vous a pas appris à la méditation, là, retenta le garde.
- Théo ! Intervint de nouveau Bob, répétant plusieurs fois son prénom. Sans déconner, apprécie ces moments rares dans ta vie où tu dois faire preuve de l'exact opposé de ce que tu es; afin de le comprimer, de le compresser, de le sublimer dans quelque-chose de glorieux. Un plat qui se mange froid, ça te dit quelque-chose ? Ça vient de ton église, ça.
- Ouais, ouais, comme y dit, vot' copain.
- Ouais, ouais, ignore le sac à bière, réserva Bob pour son compagnon. Avoue, c'est bonheur. Tu goûtes d'avance.
- Oui, oui, oui, arrête ! Tempéra le paladin. Il se tourna vers Shin :
- Vous avez trouvé un passage ?
- Oui, oui, fit timidement l'archer. L'aventure, c'est là-bas, les mecs ! Laissez le poivrot tranquille là-haut, et heu...
- Hola ! Je vous ordonne de pas quitter cet endroit, cria le garde en voyant un début de ce qui lui semblait un mouvement.
- Suivez-moi tranquille, les gars, dit Shin, commençant à siffloter.
Le paladin réagit, quant à lui, au quart de tour. Se tournant vers la muraille, il lança :
- Allez vous faire foutre !
- Oulala ! Vous m'avez mal parlé, monsieur l'inquisiteur.
- Oui, c'est ça, il vous a mal parlé, fit Shin, le pouce vers le haut.
Bob lui envoya une blague en langage ésotérique. Bob et Shin faisait des signes de la main en partant.
- Allez, salut va ! Lança Bob.
Le garde, qui pensait avoir le contrôle de la situation, glapit :
- Je vous ai dit que je vous ordonne de... hééé ! Finit-il, voyant le groupe disparaître entre les arbres.
Sauf que le paladin se retourna :
- Deux secondes, fit-il à ses compagnons. C'est quoi, votre nom ? Cria-t-il.
- Heu... pourquoi ? Hésita le garde.
- Pour parler de votre assiduité au travail, et en parler à votre chef quand il sera revenu...
- Ah ? Ahhh... c'est Ellyren.
- Parfait, on s'reverra sans doute très bientôt.
- À bientôt, lancèrent Bob et Théo au garde.

Ils arrivèrent auprès de Grünlek, qui arrachait poignée de bois mort par poignée de bois mort, grâce à son bras mécanique.
Bob proposa d'oblitérer le bois mort avec un sort, mais ses compagnons s'y opposèrent : fumée provoquée, chaleur, risque de brûlure, et évènements passé contribuèrent à convaincre le pyromage de se retenir.
Le pyromage bougonna qu'il voulait aller plus vite, mais la cadence mécanique de Grünlek couvrit une partie de ce qu'il disait.
L'archer Shin imita le mage, disant une ânerie, ce qui fit sourire tout le groupe.
Le pyromage se vengea en laissant tout le boulot à ses trois comparses. Les bons comptes font les bons amis, comme dit l'adage.
L'archer tenta une approche similaire, mais c'était clairement pour faire rire ses compagnons, et le pyromage finit par mettre la main à l'ouvrage.
Le paladin voulut attacher sa monture dans le coin, mais le pyromage lui rappela qu'ils ne repasseraient sans doute pas dans le coin, sans oublier le danger des araignées.
Ainsi, Théo laissa Lumière, son destrier, vaquer à ses occupation équines.

Les efforts combinés du nain et du paladin dégagèrent l'entrée dans un calme tout relatif.
Un immense courant d'air humide enveloppa les compagnons en face de l'entrée libérée.
Shin, qui avait toujours une dent contre la louve, proposa qu'Eden serve d'éclaireur, au cas où quelque-chose arriverait, comme un piège.
Théo fit appel à sa foi, et de lumière fut émise de son armure. Il s'engouffra le premier dans la caverne.
Ils descendirent prudemment, en file indienne, Bob fermant la marche.
La pente était assez importante, ce qui gênait la stabilité de Théo, en armure. Sans entraînement, ç'aurait été une autre histoire.
En bas, un décor cristallin accueillit le groupe. Le bruit de gouttes d'eau tombant régulièrement au sol résonnait dans la cavité. Le sol, assez plat, menait vers une ouverture dont la luminosité aveuglait les aventuriers.
Au bruit des gouttes d'eau rivalisèrent les échos des pas du groupe dans les flaques et des solerets de Théo sur le sol dur.
À un moment, les trois compagnons se retournèrent, surpris par l'écho de choc dont l'origine émanait simplement de Bob, qui avait brisé un cristal, dans un but purement académique.

Ils débouchèrent sur une plus grande cavité, dont le fond était rempli d'eau. De part et d'autre, il semblait qu'ils se trouvaient en face d'un fleuve souterrain, au vu de la taille et de la profondeur du cours d'eau.
Ils surplombaient le fleuve de quelques mètres. Une corniche leur épargnait de devoir plonger dans le fleuve, mais elle allait obliger les compagnons à faire preuve d'équilibre. Théo s'engagea le premier.
Ils marchaient depuis un moment, puis Théo hésita quelques pas, quand soudainement, un bord de la corniche s'effrita et il disparut de la vue de ses compagnons. Ces derniers mots furent : "Attention ! C'est..."
Grünlek et Shin comprirent immédiatement et se plaquèrent contre la paroi. Bob demanda ce qu'il se passait et suivit le paladin dans une chute parallèle. Les deux compagnons restant se regardèrent un moment.

Théo et Bob glissèrent autant qu'ils tombèrent le long de la paroi jusqu'au fleuve. Ils avaient de l'eau jusqu'à la taille, mais ils tombèrent dans une zone où le courant était faible.
Ils remarquèrent que des morceaux de murailles s'était effondré dans le fleuve, créant justement l'îlot sur lequel ils se trouvaient. Autour, des pierres, emportées par le courant, s'amoncelaient sur les bords et rives du cours d'eau.
Théo utilisa sa lame pour sonder la zone où ils posaient les pieds, et il remarqua que le courant n'était pas naturel. De par son expérience, il sut de suite qu'une forme de vie magique habitait ce fleuve.
Théo s'adressa assez fort à Bob :
- Bob, y a un truc pas naturel dans l'eau.
- Ouais, mais je peux pas balancer un truc à la boule de feu dedans, marmonna-t-il. Puis, plus fort : on est dans la merde, un coup de main, les enfants au-dessus !
La tête de Shin apparut au-dessus du bord de la corniche :
- Y a pas moyen que tu éclaires les eaux, pour qu'on voit un peu ?
- Shin, t'as pas une corde ? Demanda Théo.
Un silence perplexe accueillit cette question.
- J'ai peut-être ça dans mon barda, suggéra Grünlek.
- C'est pour ça que j'ai dit qu'on avait besoin de passer à une auberge, maugréa Bob.
Le pyromage décida de faire appel à ses pouvoirs, s'enveloppant d'une armure de flammes magiques.

Grünlek observait désormais le chemin qu'il leur restait à parcourir, tout en fouillant dans son équipement, à la recherche d'une corde qui n'existait pas. Il haussa les épaules en se tournant vers Shin.
Shin avait déjà prévu une autre option. Il observait les racines et autres bois qui étaient présents dans le tunnel creusé par les eaux.
L'archer tira une racine qui avait l'air plus solide que les autres. Grünlek s'approcha pour voir s'il pouvait en faire quelque-chose.

Théo plongea son épée dans l'eau, et fit briller sa foi pour repousser les limites de son champ de vision. Connaître ce qu'il y avait là-dessous était une bonne idée.
Sous l'eau, il distingua les formes d'immenses créatures... des élémentaires d'eau, qui semblaient endormis.
Il réduisit la lumière qui émanait de lui et chuchota :
- Il faut pas parler trop fort.
- Pourquoi ? Gueula presque Bob.
- Il y a des tas d'élémentaires d'eau endormis sous l... la heu... la flotte.
- Des quois ? Réagit Bob
- C'est un peu la famille, contra Shin.
- C'est plutôt la famille éloignée, là, rectifia Théo.
- Des élémentaires d'eau ? Redemanda Bob.
- Des vrais élémentaires d'eau, pas des djinns, des élémentaires d'eau. Ce doit être... heu...
- Je suis un demi-élémentaire d'eau, rectifia à son tour Shin.
Chose assez rare pour le noter, Théo remarqua la grosse goutte de sueur qui coula le long du visage du pyromage.

Théo semblait ne pas savoir quoi faire. Ces créatures ne lui avaient rien fait, et dormaient à poing fermé.
- Bob, on bouge pas et attendre. On va attendre que les deux, là-haut, nous remonte.
- Ça nous pose un problème.
- Mais non, on peut les éviter, y a pas de problèmes. On va rester discret. Remontez-nous, adressa-t-il aux deux compères qui s'occupait de trouver un moyen d'aider leurs compagnons.

Grünlek était en train de fabriquer un outil pour remonter ses amis. Pendant ce temps, Shin faisait une introspection sur sa vie de demi-élémentaire d'eau.
Théo remarqua quelques ondulations dans l'eau, et allait demander à ses amis de se dépêcher, quand une corde lui tomba sur l'épaule.
Un bras d'eau géant commença à se dresser alors hors de l'eau, à l'opposé de leur rive.


Les petites scènes de la vidéo :

Eden, louve mal aimée.
Mahyar : ...ça fait un moment que vous êtes parti en solo, enfin, du moins, en duo, tous les deux et heu... donc, vos amis attendent devant le portail.
Krayn : Trio, avec Eden.
Mahyar : Oui, enfin, c'est un animal.
Séb : Il compte pas, c'est vrai. Donc c'est d'la merde. *rires*
Mahyar *expert en rhétorique* : J'crois qu'il a une dent envers Eden, je sais pas pourquoi ?
Séb : C'est lui qui a posé une dent sur moi.
Krayn *par dessus la fin de la phrase de Séb* : C'est son ego qui a pris un coup, surtout, je crois.
Bob : C'est son ego car c'est la seule femme qu'il n'a pas su conquérir. Tout le reste * geste de la main, rire de Séb*
Séb : Pourtant, j'y arrive, avec les louves. D'habitudes. Mais bon...

Aye ! Mexico !
Mahyar : ça tombe bien, parce qu'il y a ce garde...
Bob : Pendant c'temps là, t'as moi et Théo, on est en mode Mexican stand-off *mime*. Et t'as tout les gardes *mime la peur*.
Mahyar : Parce qu'il y a ce garde, qui depuis tout à l'heure, il a ses coudes posé sur la muraille, comme ça *mime la nonchalance*. Il vous regarde d'en haut, et il prends un vers de bière, comme ça, d'en haut, qu'il fait couler du haut de la muraille. *rire de Bob*

Connectez-vous !
* Séb informe ses compagnons du passage trouvé. Après une à deux minutes de dialogue :*
Fred : Vous avez trouvé un passage ?
Séb : *silence, le temps de réaliser qu'on s'adresse à lui* Oui, oui... *coucou de la main* le passage... vous êtes connecté avec le... c'qu'est important, l'aventure se passe là-bas, les mecs ! Ok ?

Lumière, un cheval pas comme les autres ?
Séb : Il peut clignoter comme un gyrophare, s'il a des problèmes ou quoi ? *rires* Woui ! Woui ! Woui ! Non mais, plus sérieusement, ça peut être cool !
Bob *rigolant* : Le cheval antivol ! 'Tain, tu lui mets une claque sur le cul et *bruitage d'alarme* *rires*

Foudre sous terre
Krayn *à Fred* : J'te vois bien t'acharner à essayer de faire tomber la foudre, et puis, il se passe rien, et tu t'y reprends à plusieurs fois, mais en fait, au-dessus,... *rires*
Krayn *suite* : ... à l'extérieur, c'est le chaos. Y a la foudre qui tombe de partout. Les gens, ils savent pas pourquoi.
Bob : *imite un péon paniqué* Les dieux nous attaquent ! *puis un fanatique* "Le châtiment !"
Krayn : Toi, t'es en train d'essayer et puis, ah bah bon, ça marche pas.
Séb : Le mec avec sa bière, oh putain, meeerde.
Fred : Qu'est-ce-qui se passe ?
Bob : Comme dans Tintin, "le châtiment !" Ding, ding !
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 01 Nov 2016, 19:30

Chapitre 10 - Une menace éthérée

L'eau se mis à s'élever soudainement, mû par la force d'une des créatures aqueuses qui dormaient quelques instants auparavant.
Ce qui ressemblait à un bras sorti en premier, s'appuyant sur la rive opposée. Le reste de la créature se révéla, un début de tête, puis un torse.
Théo Silverberg observait la scène, alors qu'une corde, tressée par ses amis plus haut, tombait sur son épaule. Il hésita, abasourdi, puis se reprit :
- Bob, dit-il en lui tendant la corde. Monte, monte, monte ! Allez, vas-y !
- Aaah ! Bob saisit la corde avant même que le paladin ait finit de la lui tendre, et commença à se hisser... en s'aidant du paladin, lui marchant presque dessus, la peur lui donnant des ailes.
La gravité ne semblait pas le retenir et Bob ne semblait se servir de la corde que comme d'une rampe d'escalier.
Théo se prépara au pire, attendant de voir ce que faisait le gigantesque élémentaire d'eau, qui finissait de créer sa forme.
Un coup d'œil vers Bob l'informa que le pyromage était déjà en haut de la pente abrupte.
Grünlek, qui était penché au niveau de la pente, commença à percevoir la masse d'eau qui s'élevait, sous l'impulsion de l'élémentaire :
- Théo, dépêche-toi ! Je peux essayer de tirer la corde en même temps.
- Fais pas l'con, Théo, gueula Shin.
Le paladin patienta en comptant jusqu'à 10 dans sa tête, puis monta à la corde, faisant comme si le géant aqueux n'était pas là.

Pendant que le paladin commençait à grimper calmement, Shin tendit soudainement ses mains devant lui. Une connexion élémentaire se créa entre lui et la créature..
Il perçut son désir de communiquer avec le groupe. Méthodes qui sont différentes entre les éléments et les mortels. Elle cherchait, sans aucune violence, à rentrer en symbiose avec le semi-élémentaire qu'était devenu Shin.
Shin permit la connexion entre l'élémentaire et lui.
Grünlek commençait à monter le paladin, alors que l'archer ne faisait plus qu'un avec l'élémentaire.
Le corps de Shin s'éleva légèrement dans les airs, et une voix sortie des profondeurs retentit dans la cavité :


- Depuis les temps immémoriaux où les grands héros ont conquis la terre, les mers et les panthéons, les dieux et les diables fuirent leurs monde pour celui des mortels.

Des années durant, les divins se mêlèrent aux hommes, répandant une progéniture sacré comme autant de maladies. Ils commencèrent ainsi à comprendre la nature profonde des mortels et les millénaires qui suivirent firent germer dans leurs cœurs... des sentiments. Les divinités comprirent la mort, la vie, mais aussi l'amour et la haine.

Malheureusement, ils se mirent aussi à nourrir de noires ambitions... Contemplez donc les premiers signes du Chaos !

Nous, élémentaires, quittons ces terres, tandis que l'histoire des hommes doit s'écrire à nouveau. Vous, né humain, demi-diable, nain et demi-élémentaire : choisissez l'avenir de votre monde. Choisissez de rejoindre les dieux, les diables ou les mortels. Rétablissez l'équilibre avant que tout ne cesse d'exister.


Des images apparurent dans l'esprit de Shin.
La possession prit fin, le corps de Shin se posant sur le sol, et l'archer déboussolé commença à reprendre ses esprits.
Ses compagnons, Bob en particulier, semblaient réfléchir à toute vitesse aux significations de ce message.
L'élémentaire commença à se mouvoir lentement, se déplaçant en suivant la direction d'où venait les aventuriers. Il se fondit à nouveau avec le fleuve souterrain et disparut.
Le niveau du fleuve souterrain remonta, et le groupe d'aventuriers compris que la muraille au-dessus d'eux s'effondrait par le départ des différents élémentaires d'eau en cet endroit, en direction des vastes étendues d'eau.
Le paladin finit par s'énerver de la pause :
- Ouais, bon ! On peut y aller ? Parce que je suis empoisonné, alors, d'abord, on sauve mon cul ! Ensuite, on sauve le monde !
- Mais les deux sont sans doute liés, précisa Bob.
- Ouah, mon cul est lié au monde... pas intéressé, répliqua Théo, cynique.
- T'as pas entendu la prophétie que vient de nous sortir l'élémentaire ? Ce sont des êtres primordiaux !
- J'ai rien compris !
Bob se frotta les yeux par frustration.
- Faut avouer que son texte, il était un peu long, rajoute Grünlek. Résumer ça en deux, trois phrases, ce serait mieux passer.
- Mais nooon ! Il fallait écouter, les mecs, s'insurgea Bob.
- La mise en scène, messieurs, rajouta par dessus Shin, qui avait retrouvé son bagou.
- Mais ouiii ! Et puis, il faut à peine cinq secondes : il vient d'expliquer qu'il était plus vieux que le temps lui-même, que c'était un élémentaire qu'en avait vu des belles et des pas mûres dans sa putain de vie, qu'il avait vu les longueurs, l'apogée et la venue des Dieux et Démons de ce monde ainsi que des mortels et qu'il s'est dit un jour, "tiens, ça s'est fritté grave, grave, grave", ils, dieux et démons, se sont dispersés dans la population mortelle, ils ont niqué plein de gonzesses en laissant partout plein de fils de Dieux et de fils de Démons un peu partout, ce qui a donné moi, par exemple ! Et puis Théo, qu'arrête pas d'invoquer de la foudre...
- J'suis fils de dieu, moi, questionna Théo, perdu.
- Oui, mais non, indirectement, précisa Bob.
- Ouais, non, faut pas exagérer, quand même, rectifia Grünlek.
- Il y a forcément des traces de divins, sinon, comment tu pourrais faire appel à la foudre aussi facilement, corrigea Bob. Pour Grünlek, c'est différent, il ne fait pas parti des peuples humains, c'est un nain. Par définition, c'est une créature magique. On a tous un aspect représentatif de la vie sur ce monde, une complémentarité. En clair, les élémentaires se barrent si nous, on arrive pas à mettre un terme au bordel qui se profile, pour rétablir un équilibre dans ce monde.
Un silence de réflexion ou d'incompréhension suivit les explications du mage.

Le groupe se remit en mouvement.
Le paladin classait ses priorités, Bob ruminait ses pensées, Shin se demandait comment obtenir un élémentaire de 150 mètres de haut... quant à Grünlek, il songeait aux responsabilités qu'il avait reniées pour se lancer à la découverte de ce monde.


Les petites scènes de la vidéo :

Roll 20 - Les ailes de Slash ou anti-slash
Mahyar : Attends ! Deux secondes avant de lancer ! Voilà ! *image de l'élémentaire d'eau par Sorina-chan*
Bob : Ah !
Séb : Ah ouaiiis...
Mahyar : Dépêche toi ! Dépêche toi ou tu vas louper automatiquement le test si tu lances pas ton dé.
Bob *voix aigüe* : Fais pas ta puuute ! Merde, j'ai raté. *rires* /r 1d100 (slash èr 1 dé 100), c'est pas ça ?
Séb *voix badass* : Non, pas anti-slash, slash ! (\ différent de slash - /))
Krayn *en rigolant* : Non, t'as fait anti-slash.
Bob : Oh ! Non ! J'ai fait anti-slash ! Nooon ! Aaah !
Mahyar : Tu vois le groupe qu'est là, en train de hurler... !
Groupe (Fred au-dessus des autres) : Slash ! Slash !
Bob : Ooooooh ! *jet réussi, 11/33* Est-ce-que tu m'as donné un bonus de +10 ?
Mahyar : Non.
Bob : Il me semble que tu m'as donné un bonus de +10, parce que, techniquement, ça vaudrait presque un 1. Ça voudrait, qu'à ce moment là, je vole ! *mime*
*rires du groupe * Fred : Nooon ! *Chacun place sa phrase*
Mahyar : Le gratteur ! Non, mais j'hallucine !

Quand Fred a dit "Bonjour, Monsieur." dans sa vie :
Fred : ...et puis calmement, je vais monter à la corde comme s'il n'était pas là.
Mahyar : *rire* D'accord ! Alors, tu peux mettre tes deux mains sur tes yeux, si tu veux, si tu veux pas le voir en même temps, mais ce sera un peu compliqué pour essayer de...
Fred : Non, mais, je vais faire, "Bonjour, Monsieur." *hilarité du groupe*
Bob : Le seul moment de sa vie où il dit "Bonjour, Monsieur.", c'est quand le mec, il fait 150 mètres de haut. Ouaaah ! *rires* Sinon, tout le reste du monde, le garde, sa femme, le chien, la boulangère, "Je suis l'inquisition, servez-moi !" *fou rire puis mime un salut*. "Monsieur, Bonjour.".

Communication ou familier élémentaire ? :
Fred : Shin, prends un piano *hu du, du, du, duuu...*
Séb : Ouais, j'accepte le P.C.V. (à percevoir ou Paiement Contre Vérification pour vos recherches).
Krayn : Si tu te débrouilles bien, Shin, moi, j'ai récupéré un loup, toi, tu peux récupérer un géant de 150m.
Bob : C'est pas mal !
Séb : C'est cool, comme familier, effectivement. Ouais, j'y pense...
Bob : C'est pas ultra discret, pour le rôdeur en forêt, qui essaie de cacher ses traces ou autres, mais... c'est comme ça que les histoires Ghibli commencent.
Séb : Ouais, mais c'est cool, tu lui mets les assiettes dans le bide pour faire la vaisselle, enfin, voilà, quoi. *rire aux éclats de Bob*. C'est très pratique, tu lui mets les mains dans les fesses *mime un nettoyage de visage*
Mahyar : Merci à Shin pour ce... ce rien à foutre !
Séb : Ce descriptif de toutes les utilités possibles d'un golem...
Fred : "C'est mon golem et moi ! Mon super copain !"
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Re: Aventures - un lancé de dé à l'écriture

Message par Sanxa » 20 Nov 2016, 15:59

Chapitre 11 - Araneae

Enfin sorti de l'ensemble de cavités souterraines, le groupe déboucha sur une campagne habitée et cultivée par les habitants de la Vieille Tour.
Ils marchèrent un moment en suivant une route avant d'approcher des premières habitations.

Le chant d'une femme atteignit leurs oreilles, tandis qu'ils apercevaient un jeune homme ou un garçon, perché sur ce qui ressemblait à une tour de guet.
Grünlek hésita, et se fit dépasser par Théo et Bob.
- Hé, gamin ! On est loin de la ville, demanda Théo.
Le gamin, dont l'esprit vagabondait, tourna toute son attention vers le paladin et ses yeux se mirent à briller, plein de rêves et d'admiration.
Bob, à côté, la main levée, compris que le gamin ne le calculerait pas, et resta un instant immobile, avant de baisser la main.
Shin, quant à lui, tourna son regard sur la droite, en direction de l'origine du chant. Une jeune femme nettoyait son linge.
Grünlek, méfiant, cherchait de possible menaces.

Le gamin descendit de la tour, se laissant glisser aussi vite que possible le long de l'échelle.
Arrivé devant Théo, il questionna :
- Vous... vous êtes un vrai paladin ?
- Bien sûr, affirma Théo, riant tel un brave donnant du rêve à un jeune.
Le gamin tendit sa main en direction de l'armure de Théo, n'osant pas la toucher :
- C'est une vrai armure ?
- Bien sûr, c'est une vrai armure. Elle a été forgée dans les églises de la lumière.
- Ouaaah... moi, quand je s'rais grand, j'aimerais être paladin, comme papa, avant qu'il meurt. La voix du garçon se brisa.
- Mais, c'est parce qu'il... Théo hésita... il est dans un monde meilleur, maintenant. Il est avec la lumière. Et il veille de là-haut sur toi...
- Qu'est-ce-que je peux faire pour vous ?
Le gamin se retourna, partant chercher de l'eau, tendant la gourde les yeux brillant.
- Je m'appelle Hans.
- Écoute, Hans. Où sont tes parents ?
- Y a ma tante, mais euh..., ma mère et mon père sont morts...
- Très bien. Bah écoute, viens avec moi, allons parler à ta tante, interrompant le début du monologue du garçon.
- Oui, venez, venez !

Le paladin et l'enfant passèrent devant Shin et Grünlek pour se diriger vers la femme au bord de l'étang.
- Tante ! Tante ! Tante Élisabeth ! Il y a... il y a un paladin ! Regarde, c'est lui ! Il pointa du doigt en direction de Shin. Ah non, lui, dit-il en montrant Théo.
La jeune femme, ravissante, avec un soupçon de malice dans le regard, se releva et se tourna vers le groupe.
Shin, souriant un peu bêtement au premier abord, remarqua des cocons d'araignées cachés dans les feuillages de l'arbre derrière la jeune femme.
- Heu... 'scusez moi, est-ce-que vous êtes au courant que votre buisson voisin est rempli de saloperies ? Enfin, de cocons ?
- De quoi... de quoi vous parlez, demanda-t-elle, interloquée.
- Regardez bien, les formes là, ce sont des cocons d'araignée.
Elle se retourna, plissant les yeux et écartant les feuillages.
Grünlek se précipita à côté d'elle, inquiet de la présence possible d'un des monstres qui les avait attaqué dans la forêt d'Émeraude. Les cocons d'araignées étaient bien les mêmes.
Ils étaient loin d'avoir éclos, mais ils infestaient le buisson.
- Madame, est-ce-que vous habitez par ici, demanda Théo.
- Oui... oui, oui, bien sûr. En fait, je me suis un peu éloignée avec mon neveu, pour laver le linge... parce que, en ce moment, l'eau du puit, c'est pas trop ça. L'eau est en train de se tarir, on pense que c'est obstrué. On a du mal à avoir de l'eau dans le village à la périphérie de la Vieille Tour. C'est pour ça que je suis venue laver le linge ici. Mais oui, je peux vous emmener au village.
- Oui, très bien. Écoutez, on va faire ça. Rassemblons nos affaires et allons au village.
- Si vous pouviez répondre à ma question, par contre, messires, que fait un paladin, par ici ? Nous avons à craindre quelque-chose ?
- Pas du tout, les paladins sont là pour protéger les gens. Vous n'avez donc rien à craindre. Nous allons là où les gens ont besoin de notre aide et tout va bien.
La femme n'eut pas l'air très convaincue, mais rassembla ses affaires.
Théo, tentant de rassurer la jeune femme, se tourna vers Hans, et lui dit :
- Hans, j'ai une mission très importante à te confier. Il faut que tu tiennes cette épée.
- C'est vrai ? Le regard du garçon s'illumina en saisissant lame et fourreau. Je faisais souvent ça avec mon père, je préparais ses armes. Est-ce-que je peux...


Au vu de la disposition des œufs, Shin sut que lors de l'éclosion, le tout se répandrait dans l'eau.
Shin inspecta d'autres arbres, et repéra d'autres cocons.
- Bob ?!?
Bob, qui flânait à la croisée des trois chemins, se dirigea vers Shin.
- Bob ? Tu râles tout les jours parce qu'on te laisse pas tout cramer ? Bah aujourd'hui, c'est ton jour, Boby. Faut y aller.
- Quoi ? Tu veux que je tue les gosses...
- Non, pas le gosse, laisse frotter l'épée, il s'amuse avec Théo. Regarde là. Regarde là ! Non, pas le décolleté, là ! Dans les buissons. Des cocons d'araignées de partout.
- Moche, moche, moche, moche, moche, répéta Bob un long moment...
Il se tourna vers Shin :
- Par acquis de conscience, peux-tu vérifier si la nana ne lavait pas son linge à grand coup de tu-sais-quoi, demanda-t-il en désignant l'eau.
Grünlek répondit le premier à son appel et se dirigea vers la mare. Se penchant, il vit des cocons et des choses bouger dedans.
- Shin, occupe-toi de faire comprendre à la dame la situation, mais que tout est sous contrôle.

Circonspect, le groupe se demandait quelle démarche il devait suivre : brûler les nids au risque d'attirer l'attention ou détruire la source en cherchant à rester discret ?


Les petites scènes de la vidéo :

Pa-paladin.
Mahyar (RP) : Mais comment vous savez que je m'appelle Billy ?
Fred (RP) : Parce que... je suis paladin.
Bob : Tu comprendras quand tu s'ras grand.
Séb : Je suis p'têt ton papa. Je suis ton papa. Ham-ha, je suis d'retour ! *rires*

Cocons
Fred (RP) : Madame, est-ce-que vous habitez par ici ?
Mahyar (RP) : Oui... oui, oui, bien sûr.
Séb' : Est-ce-que vous avez le permis de ces cocons ? *rires*
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Sanxa
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